Les différents documents concernant les affaires en cours. Backgrounds et ambiance inclus.

mercredi 12 février 2020

Peter, un partner. Un ami.



Je n'étais pas encore là quand Pete a débarqué au LAPD, mais ce que les anciens m'ont dit, c'est que c’était un jeune cadet, bercé d’idéaux, les insignes fièrement accrochés au veston, de bonnes notes et les yeux emplis des promesses qu’on lui avait inculquées à l’école de police.

Lorsqu’ils ont vu arriver ce type ils se sont dit qu’ il n’en avait pas pour longtemps. Soit il sera happé par la rue, soit il quittera rapidement le service.

Avec son uniforme tiré à quatre épingles, ses manières de jeune premier, et une bouillante envie de faire son job au mieux de ses compétences, il n’en menait pourtant pas large le Pete.

Mais il était d’une autre trempe. 

Ce fils de Texan n’ était pas l’un de ces pieds tendres que l’on voit trop souvent traîner leur morgue dans les unités de terrain. C’était un vrai flic, il avait l’instinct et le flair, le courage et l’habileté, il avait tout compris du métier. Lorsqu’il est arrivé, timide et emprunté, il a d’abord écouté et appris des anciens, posant toujours les bonnes questions, observant le travail, révisant son droit et peaufinant sa connaissance de la rue. 

Ses premières sorties se sont bien passées, comme s’ il avait fait ce boulot depuis des années.
Calme, courageux, déterminé, et surtout, d’une intégrité au-dessus de tout soupçon. Même ses adversaires et les gens qu’ il côtoyait dans la rue garderont de lui le souvenir d’un homme de parole, un homme droit qui n’aurait jamais trahi. Mais ses qualités de flic n’ étaient pas grand chose comparé à son humanité. Peter, c’ était un bon flic, mais aussi le seul à pouvoir réparer la machine à café du 35e étage, et surtout un homme de coeur et de tendresse qui avait toujours un petit mot, un petit geste pour ses camarades dans le pétrin. 

Un sacré tombeur aussi, mais avec de la classe, s’ il vous plaît.

Toujours fourré chez le fleuriste ou chez un vendeur de petites culottes pour combler de cadeaux ses multiples conquêtes, c’est sûr, Pete avait un grand avenir et pour avoir fait équipe avec lui pendant un an, je peux vous dire que c’était un sacré partenaire. L’un de ceux en qui on peut toujours avoir confiance.

A moi il m'a tout simplement apprit ce que signifie être cops et quand il est mort dans mes bras, il a eu encore un sourire réconfortant et je crois bien que ses dernières paroles étaient "tu t'en sortiras bien..."
 
Catalina Jones - Article à paraître dans le Ground Zero du 10 Juin 2030


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